Rapport sur les Flux de Finance Climat au Maroc & Jordanie
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Les 9 et 10 avril derniers à Barcelone, le FMDV présentait son rapport et ses recommandations à partir de l'analyse des flux de finance Climat nationaux et infranationaux au Maroc et en Jordanie, devant les pays membres du Comité Régional Finance Climat de l'Union pour la Méditerranée.
L'analyse des lois, stratégies, plans, institutions et canaux de distribution de la Finance Climat dans les deux pays a permis d'éclairer l'état des lieux de la mobilisation domestique du financement Climat, et les orientations prises pour accélérer la transformation de l'économie nationale en économie verte/bas-carbone.

Si la traçabilité des flux reste complexe à conduire dans les deux Royaumes du pourtour méditerranéen, il ressort de l'étude et des entretiens un réel volontarisme d'Etat de mettre en place l'environnement législatif, institutionnel et opérationnel pour la transition des économies et des plans de développement vers une durabilité en phase avec les urgences climatiques posées à la région, l'un des hotspots planétaires.

Le rapport bientôt disponible met en exergue (entre autres) :

- un besoin crucial de soutien à la préparation de projets Climat (au niveau tant national qu'infranational) à même de rencontrer les critères des bailleurs Climat multilatéraux et des investisseurs publics et privés intéressés par cette classe d'actifs ; 
- la nécessité d'un meilleur alignement des partenaires techniques et financiers dont les programmes pays peinent encore à travailler leurs complémentarités, et à capitaliser sur les acquis et leurs transmissions aux acteurs domestiques (néanmoins le NDC Partnership semble aujourd'hui oeuvrer activement à ce rapprochement) ;
- une difficulté à entraîner l'ensemble des secteurs économiques et les acteurs privés dans l'aventure du changement "vert", au-delà du secteur de l'énergie (énergies renouvelables, efficience énergétique) qui, lui, se déploie en véritable chaîne de valeur dans les deux pays et attire l'essentiel de la finance climat ;
- des entités nationales accréditées (Maroc) qui doivent encore se coordonner pour instituer un schéma et une stratégie de captation et redistribution des fonds Climat internationaux et nationaux à même de couvrir, en toute complémentarité, les besoins des différents acteurs et secteurs ;
- des initiatives lancées au niveau infranational à même de catalyser les flux disponibles vers cette échelle-clef de l'action (Maroc) quand le niveau central peine à décentraliser son action Climat vers des collectivités encore fragiles (Jordanie) ;
- une dépendance encore forte envers les financements internationaux ;
- des besoins prioritaires en adaptation encore peu ou mal couverts par les flux correspondants ;
- une connaissance des guichets et ingénieries de la Finance Climat encore peu développée dans les administrations publiques.

Le rapport et ses recommandations a vocation à soutenir l'élaboration de la stratégie Finance Climat de l'UpM.
 
D'autres développements importants sont attendus dans les mois à venir.

26/04/2019
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